whoosh

Passage rapidos sur mon blog, pour dire que tout va bien :)

Ayant traversé la mer Tyrrhénienne (…comme ça se prononce), la mer de Sardaigne, et la mer des Baléares — oui j’ai traversé plein de mers!! — …dans un immeuble flottant surnommé “ferry”, je suis à Barcelone, ce furent les fêtes de Gracia ces deux derniers soirs (dans tout le quartier et notamment… juste sous la fenêtre du type chez qui je loge, donc quitte à pas dormir, je suis descendu participer au chahut, jusques à très tard!)

Demain, départ pour Toulouse via les Pyrénées. Même pas peur, même pas peur… quelqu’un a besoin de souvenirs d’Andorre? des spécialités locales si j’ose dire? (si j’y passe?) (en fait je sais pas vraiment par où je vais passer encore.)

bon, j’ai pas grand chose à dire comme ça de particulièrement saillant (et si j’abaisse le seuil de saillance des choses à dire, il y en a du coup une quantité très grosse, conséquemment soit, je ne dis rien, soit, je raconte vraiment plein de trucs. oui oui raconter des trucs c’est chouette mais je n’ai pas le temps, pas le temps)

Bon plutôt que de raconter des trucs, je vous propose de découvrir des trucs (qui m’ont bien plu):

Le Sale Air de la Peur, une émission “éphémère” de la radio ariégeoise La Locale, analyse fine, documentée, et radicale (genre, pas nationaliste) de l’esprit sécuritaire et flippant déployé dans l’hexagone à la faveur des attentats de janvier. Passionnant, surtout les blablas entre les chansons (mais les chansons sont cool aussi)

Une éthique de la manipulation?!, court et brillant essai de François Brune contre l’idée qu’on peut employer la “communication” (càd la pub) à des fins “éthiques”. Un extrait, comme ça:

Tout langage manipule. On peut renvoyer aux propos de Barthes : « la langue est fasciste », « discourir c’est assujettir ». Ces formules ont choqué, comme excessives. C’est pourtant d’elles qu’il faut partir si l’on veut esquisser ce que pourrait être une éthique du discours, sachant qu’il n’y a pas de langage de vérité en soi, quand bien même on veut faire partager ce qu’on croit être la vérité. Dans la chaleur de la conviction, on est toujours porté à se servir des deux armes que comporte tout langage : la violence et la ruse. C’est-à-dire, sommairement, d’abuser de la nomination, qui est violence, et de la rhétorique, qui est ruse. La nomination, premier acte langagier, est violence en ce qu’elle enferme toujours les choses ou les êtres dans des mots qui sont autant d’essences imposées, non sans d’ailleurs jouer de détournements de sens pour faire croire que le réel correspond à ce qu’on en dit (c’est ce qu’opère justement la confusion, dénoncée ci-dessus, entre les termes « communication » et « publicité »). La rhétorique, avec ses « fleurs » ou ses détours, est toujours ruse, puisqu’elle mêle l’esthétique à l’éthique, donne à croire que ce qui est « beau » est nécessairement « vrai », que la réussite de la forme signifie la justesse du fond, ou suffit à faire croire à sa réalité.

Chez Soi, dernier livre de Mona Chollet, publié en ligne et aussi vendu en vrai bouquin (mais ok moi je l’ai lu sur ma liseuse électronique, lapidez-moi..?), qui explore le thème vaste du, “chez-soi” quoi, sous un fourmillement d’angles: sociologique, historique, architectural, sans oublier ses propres anecdotes vécues et son érudition éclectique (c’est comme ça qu’on dit?) de Bachelard à Elle. ça se lit avec beaucoup de fluidité et de plaisir, et c’est plein de pistes de réflexion!

Pour l’abolition de l’enfance, texte extraint d’un livre de Shulamith Firestone. Après un rappel historique sur la construction de la notion d’enfance, elle plaide avec virulence pour que cesse l’état d’exception qui fait des enfants des irresponsables constamment réprimés. Elle enjoint en particulier les féministes à faire le lien entre condition de la femme et celle de l’enfant.

Au Moyen Âge, l’enfance n’existait pas. On se faisait alors des enfants une idée profondément différente de la nôtre. Non seulement on ne cherchait pas à se placer de leur point de vue mais, littéralement, on n’avait pas même conscience que les enfants puissent être distincts des adultes. Les petits garçons et les petites filles de l’iconographie médiévale sont des adultes en miniature, et ils reflètent une réalité sociale tout à fait différente de la nôtre.

…bon c’est déjà pas mal :)

free hugs virtuels, mes cher-e-s lecteuses et lecteux! et à bientôt pour de nouvelles aventures, et aussi pour boire de l’alcool en se souriant bêtement!

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One thought on “whoosh

  1. Oh oui ! Se sourire bêtement devant une Moinette locale ?! J’ai envie de te dire de venir brader un coup ?!
    Des bises qui font ‘poc’ !!

Ne Vous Laissez Pas Abattre: Réagissez!

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