whoosh

Passage rapidos sur mon blog, pour dire que tout va bien :)

Ayant traversé la mer Tyrrhénienne (…comme ça se prononce), la mer de Sardaigne, et la mer des Baléares — oui j’ai traversé plein de mers!! — …dans un immeuble flottant surnommé “ferry”, je suis à Barcelone, ce furent les fêtes de Gracia ces deux derniers soirs (dans tout le quartier et notamment… juste sous la fenêtre du type chez qui je loge, donc quitte à pas dormir, je suis descendu participer au chahut, jusques à très tard!)

Demain, départ pour Toulouse via les Pyrénées. Même pas peur, même pas peur… quelqu’un a besoin de souvenirs d’Andorre? des spécialités locales si j’ose dire? (si j’y passe?) (en fait je sais pas vraiment par où je vais passer encore.)

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back on the road

quick one!

for those I haven’t been in touch recently: I changed my plans for this summer at the last minute and instead of hitchhiking to greece, decided to cycle to Naples. (I have to be in Castellamare di Stabbia, near Naples, on the 25th of July to help prepare the Monte Faito festival which will take place there in the beginning of august!)

I think I needed the time to myself, and was looking forward to a bit of cycling!

so here I am, in an cyber cafe in Genova, with about… 9 minutes left to write this bulletin! it might not be very refined :)

I’m restricting myself to a minimal amount of money, a few euros a day… so far the few repairs i’ve had to do are my largest expense! for food, following the example of Alberto, a spanish cyclist we hosted in Toulouse, I simply go to shops and ask if they have anything to give. plus, there’s always dumpsters :)

being back on the bike is like picking up where I’d left off one year ago… it’s like i’ve got this parallel life of roads and mountains and rivers and freedom and joy!

One word about the Presidio Permanente No Border in Ventimiglia, (Italian French border) where I spent two days: they need support! human beings are being arrested, detained and pushed back at the border, just because they were born in the wrong place, on the wrong side of this incredibly unequal world. borders are a scandal and an absurdity. NO BORDERS NO NATIONS!

love and rage!

pirate bike in XXmiglia

milllou :)

Lordon: “La question de l’Europe est inintéressante”

J’ai eu envie de partager un extrait de l’interview de Frédéric Lordon pour Télérama  (propos recueillis par Michel Abescat). L’économiste et philosophe Frédéric Lordon tient un blog très sporadique mais dont chaque article est excellent (malgré un style un peu boursouflé). et vient de sortir un livre sur l’Union Européenne qui a l’air très très bien :)

TÉLÉRAMA: Au bout du compte, de quelle Europe rêvez-vous ?

FRÉDÉRIC LORDON: Je finis par trouver cette question elle-même très questionnable. (…) Continue reading

Cheat

Chères et chers amis et amies,

J’ai rencontré avant-hier un marcheur, Rolf Supertramp, qui a décidé de faire le tour du monde à pieds. Il était lui aussi en direction des îles tyrrhénéennes, et on parlait ferries. Je lui raconte les prix.

“Ah ouais. Tant que ça.
– Et encore, à l’avance. Tu les prendrais pas à l’avance toi? Si tu tardes, tu fais un peu d’autostop…”

Il grimace. Manifestement le stop n’était pas une option. C’était out par principe. Et je le comprends, pourquoi pas. Mais moi je m’embarrasse pas trop de grands principes en fait. Je fais ce qui me plaît finalement! Si pédaler me plaît, je pédale et si ça me plaît plus, ben…

OUI tout ça pour vous annoncer que je m’apprête à tricher de la façon la plus éhontée!

Car la côte calabraise, on m’avait prévenu, elle est pas cool en fait. Elle est pleine de plage à touristes (plutôt vides à l’heure actuelle, mais même) bétonnées, hôtellisées, privatisées (va trouver deux arbres face à la mer! ahah moi et mes “deux arbres”), elle allie des extrêmes de beauté naturelle (des à-pics à couper le souffle à chaque virage) et de mauvais goût (pas pour rien qu’il y a un morceau de Alex Gaudino qui s’appelle “Destination Calabria“), et la route littorale est super fréquentée, notamment par des très gros camions, tout cela ce n’est pas sans rappeler aux initiés (je parle à Julius) les pires morceaux d’une certaine route “number 8”! En plus j’ai traîné à Napoli alors je dois speeder (c’est faisable, hein, mais un peu stressant), en plus je sais pas, j’ai des envies de Sicile,

Donc là j’en ai ras le uc et je prends le train. eh ouais! Ce soir je suis en Sicile! boum tchakaaaa
pour fêter ça, un petit morceau sicilien:

et pour qui comprend l’italien, une traduction des paroles, savoureuses: CLICK

Via Appia, Napoli

VIA APPIA
I’ve reached the sea for the third time! After first hitting the Adriatic in Durrës, after crossing Puglia (the heel of the peninsula) from Brindisi to Taranto, I’ve cycled all across the Southern Appenines through Matera, Potenza, Tricarico, Mura Lucano, Avellino and finally Napoli.

In fact, I followed very closely the “strada statale 7” a.k.a. …Via Appia! Infamous for having been in 71 BCE lined with the 6000 crucified bodies of Spartacus’s army of revolted slaves, this is the ancient road that linked Rome to the major harbour of Brindisi.

Until Matera, the road was a bit boring. Flattish, big fields, lots of fast cars, and… no trees. For a long while. That’s right, night approached and still, besides some bushy bushes, I traversed an area in which, huh! There really weren’t that many trees, not to mention an accessible pair of trees in non-private land! Please, to all those concerned souls, seeing me cycle off brightly with a hammock, to whom I replied offhandishly that “you’ll find two trees everywhere”… Well… not quite quite everywhere. You were right, dear concerned souls. Though I hope to write a more informed comparison of hammocks and tents shortly, perhaps I should quickly sum it up: it’s not as clearcut as I thought, but I still like the hammock :)

After that, I was in the mountains. Low mountains, sure, but still. It went up and down a lot. And it was gorgeous. And, as I had already realised, every little village was absolutely darling: perched on sharp hilltops, built around a churches or a castle tower (some of which are were built by the Normans, as in Tricarico!), red tiles, tiny paved streets, flowery balconies, etc. molto carino!

NAPOLI
I have now been staying in a hostel in the south suburb of Napoli (Portici, just next to fantastic Herculaneum) for 5 nights… Too long. But actually (haha, real reason now) I had to finish a paper for the university. It’s aaaalmost almost done as I write, so that I can (and really have to) get back on the road today! I’m hoping to stop for frustratingly short time in Pompei, run around the ruins, and be on the other side of the Gulf of Sorrento tonight (50 kilometers or so for the half day I have left). I have 10 days to be in Palermo, 750 kilometers away. Not VERY difficult if nothing breaks – but that won’t leave much time for much else!!

Sorry for the brevity of the update, I hope to be able to write more later. My notebook is filling up very fast, and there is lots I would love to share, about the people I met, the things I saw, the things I thought and, um, the things I’ve lost! (I realized I’m really good at losing objects, I have a tremendously developed aptitude in that domain, I mean, in all humility, I’m really quite skilled. Well I guess I do have a lot of experience) (I’m also good at positive thinking, did you notice??) (not that I lost anything important, don’t worry, small thingies!)

I hope you are all well!

Oh, also: I added a “page” on the top banner called “Time & Space”… It just sums up where I’ll be when in the following months.

Les Balkans, c’est mieux (mais l’Italie c’est beau quand même)

Italia!

J’ai quitté le Milingona le 2 mai vers midi – le bateau appareillait à 18:30 et la route vers Durrës fait seulement 40-50 kilomètres. J’arrive largement à temps, je visite un peu la ville. Une ville albanaise assez typique: des vieux bâtiments, des nouveaux, des moches, des classes, tout mélangé; des rues assez sales, des bars branchés qui côtoient des bouges infâmes, partout des gens qui s’affairent ou paressent, de la vie condensée et pétillante.

18:30 c’est le départ officiel, en vrai 19:45. Je mange (une assiette de riz à l’huile: 5€. ha bien fait pour moi j’avais qu’à acheter de quoi manger avant de partir. Leçon à retenir pour la prochaine traversée!) et je tente de dormir un peu. Le bateau est supposé arriver à une heure du matin à Brindisi, finalement 2:30, tant mieux. Je trouve un canapé libre dans le salon et je m’allonge. Il y a du bruit (enfants qui jouent, il n’est pas 21h après tout!) et de la lumière (qui en revanche restera toute la nuit…) mais je me débrouille.

Quand je débarque au milieu de la nuit, je n’ai pas de carte de la région, mais je possède les informations suivantes: Continue reading